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Sur France Inter, l’émission le téléphone sonne du 12 février.

Ulcérés par les failles de l’hôpital public, plus de 600 médecins, chefs de service ou de structure, ont démissionné de leurs fonctions administratives depuis le mois de janvier. Ils seront dans la rue vendredi. Manque de moyens, pression à la rentabilité, travail « robotisé »… Comment soigner l’hôpital ?

Ils l’ont répété, tribune après tribune. Un an, presque, que la crise dure. Les soignants sont excédés face à un système qui a transformé leurs façons de travailler au nom, disent-ils, de la « logique financière ». Ils expliquent ne pas avoir été entendus, et qualifient d’insuffisant le plan d’urgence proposé par leur ministre de tutelle, Agnès Buzyn. Alors des mots, ils sont passés aux actes. 

Depuis plusieurs semaines, les démissions s’égrènent. Dans toute la France, plus de six-cent chefs de service ou de structure médicale ont cessé de s’acquitter de leurs fonctions administratives. Ce qui signifie qu’ils poursuivent les soins, mais « ne sont plus en contact avec les administrations » hospitalières.

Vendredi 14 février, seuls les soins d’urgence seront prodigués : la protestation prend la forme d’une journée baptisée « hôpital mort », et les blouses blanches battront à nouveau le pavé. 

Pénurie de personnel, manque de moyens matériels et financiers, injonction à produire du séjour… 

Le collectif de médecins démissionnaires énumère les raisons qui les poussent à ce geste symbolique.  Ce soir, en présence de deux d’entre eux, nous reviendrons sur le malaise de l’hôpital, les mesures à prendre, les façons d’améliorer la prise en charge de la patientèle et le quotidien des soignants. 

Comment sortir des logiques comptables ? Comment le gouvernement peut-il revoir sa copie ? 

Quels sont les moyens à mobiliser ?