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A lire sur le site de l’Huma.

Avec les contributions de Lydia Kerkerian- Le Goff, présidente de la Société des neurosciences et Dominique-Jacques Roth, psychanalyste et psychologue clinicien.

Rappel des faits. Comment comprendre la création, par le ministre Jean-Michel Blanquer, d’un conseil scientifique de l’éducation nationale confié à un spécialiste du cerveau ?

Des avancées pour mieux comprendre notre cerveau

Notre cerveau est un organe aussi complexe que fascinant, qui contient près de 100 milliards de neurones interconnectés en réseaux extrêmement sophistiqués et interagissant avec des cellules gliales, plus nombreuses encore. Les neurosciences explorent l’organisation et le fonctionnement du cerveau (plus largement du système nerveux) sain ou malade, de la molécule au comportement et à toutes les étapes de la vie. La fenêtre ouverte par les neurosciences sur la connaissance du soi et du comportement humain suscite une curiosité et une médiatisation croissantes, soulevant parfois des controverses farouches. Ainsi, les neurosciences sont régulièrement au cœur de l’actualité, avec notamment l’émergence de disciplines comme la neuroéducation ou le neuromarketing, montrant que les connaissances qu’elles génèrent trouvent aujourd’hui des développements dans de nombreux domaines. Les approches modernes, dont celle de l’imagerie cérébrale, permettent en effet de dévoiler les circuits mis en jeu au cours de nos différentes tâches, sensations, émotions voire pensées.

Les avancées de la recherche en neurosciences ont révélé que notre cerveau encode ce que nous allons faire avant que nous en ayons pris conscience et mémorise des informations dont nous n’avons pas conscience, posant la question du libre arbitre. Elles ont montré l’extraordinaire capacité d’adaptation de notre cerveau et l’influence de l’environnement social et écologique, du stress, de l’alimentation, ou encore de l’activité physique sur son développement, son fonctionnement et son vieillissement. Elles permettent ainsi d’envisager des modes éducatifs, sanitaires et sociaux pour de meilleures performances cérébrales. Mais ces connaissances ne conduisent pas à des solutions prêtes à l’emploi. Ainsi, par exemple, comprendre les mécanismes cérébraux qui sous-tendent les apprentissages et leurs troubles permet d’apporter un éclairage dans le domaine de l’éducation, qui se doit d’être compris avec ceux de la pédagogie, la psychologie, la sociologie, la linguistique…

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