L’émission « A voix nue », avec Martin Winckler.

Vingt ans après sa parution, La Maladie de Sachs reste un livre important qui a modifié les relations entre les médecins et les patients. Le glissement possible du pouvoir médical vers l’abus de pouvoir y était montré du doigt.

En 1998 paraissait La Maladie de Sachs chez P.O.L. Le roman, récompensé du Prix du Livre Inter, dont à ce jour 600 000 exemplaires ont été vendus, a marqué les lecteurs. Il mettait par écrit tout ce qu’un patient s’imagine de son médecin sans oser le formuler.

Bruno Sachs, le héros, un médecin généraliste, y est vu sous toutes les coutures par les hommes et les femmes qui le consultent : quel homme est Sachs lorsqu’il rejoint les siens à la fin de sa journée ? A-t-il seulement une vie familiale et conjugale ? Quel amoureux, quel père est-il ? Prend-il soin de lui ? Comment supporte-t-il les maux qui lui sont confiés toute la journée ? Le roman pose d’ailleurs la question suivante : Sachs soigne les malades, mais qui soigne la maladie de Sachs ?

Bruno Sachs était inspiré à Martin Winckler par son expérience de médecin généraliste. Comme Sachs, Winckler était proche de ses patients. Admirateur de Georges Perec, c’est dans La Vie mode d’emploi que Marc Zaffran a trouvé le pseudonyme de Winckler, qu’il continue d’utiliser pour ses romans et ses essais.

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