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livre-1322Par Mireille Nathan-Murat, sur le site de Médiapart.

Simone Molina est née en Algérie, de suite après la Deuxième Guerre Mondiale, d’une famille juive indigène, qui, bien qu’ayant une très grande antériorité sur l’histoire de la plus part des autres groupes humains en terre algérienne, tout comme Benjamin Stora, historien qui a préfacé ses  Archives Incandescentes , connaîtra l’exil en 1962.

Simone Molina sera invitée plusieurs fois par an pour des colloques, des enseignements, des supervisions de psychothérapeutes à l’hôpital Maillot, à partir du premier colloque organisé, après dix années de terreur islamiste, par les psychiatres à Alger en 2000, sur le thème du traumatisme. Elle anime des ateliers d’écriture au Maroc, et y donne lecture de ses poèmes.

 Pour avoir éprouvé à 12 ans, l’ensevelissement sous l’écroulement de son immeuble cible d’un attentat de l’OAS, Simone témoigne de ce que lui apporte le travail d’écriture, poétique et théorique, elle témoigne de son expérience personnelle et clinique :

« Dans la précarité, qu’elle vienne de la maladie ou de circonstances telles que tout mouvement peut entraîner la mort, pas de rythme, seulement de l’inattendu, de la surprise, de l’indécidable. C’est alors que les mots sont le seul point d’appui, comme une musique ou une voix que l’on se fabrique de façon interne pour dégager un rythme du chaos. »

Fondatrice du Point de Capiton, Espace de Recherche en Psychanalyse et dans les Disciplines Affines, créé en septembre 1989 en Avignon, alors que des manifestants allemands faisaient tomber pacifiquement le mur de Berlin, Simone mobilise les énergies de ceux qui travaillent, à la marge, à rendre poreuses les frontières disciplinaires, pour mieux interroger leurs inscriptions personnelles et politiques dans l’Histoire de la folie humaine, ses soubresauts guerriers destructeurs, mais aussi ses institutions et ses dénis.

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