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Nous avons lu avec intérêt l’article qu’Eric Favereau a publié sur le site de Libération, en avril dernier, citant notamment l’ouvrage de Marie et Claude Allione « Autisme, donner la parole aux parents » dont nous reparlerons dans nos prochaines publications.

« On dirait que rien n’a bougé, avec toujours les mêmes clivages, les mêmes anathèmes. Souvenez-vous, c’était l’année dernière, l’autisme déclaré grande cause nationale. Nous avions alors assisté à de violents conflits. La Haute Autorité de santé (HAS) jetait de l’huile sur le feu en décrétant que les pratiques de psychothérapie n’avaient guère d’intérêt dans la prise en charge des autistes, semblant du même coup privilégier les approches éducatives, voire celles dites d’apprentissage. Bref, la HAS relançait la guerre des pratiques.

Quelques mois plus tard, les conflits paraissent figés. Aujourd’hui, (publication du 1er avril, ndlr) journée nationale de sensibilisation à l’autisme, un troisième plan devrait, selon les associations, être annoncé. Samedi, une manifestation rassemblant 300 personnes a eu lieu à Paris, à l’appel de Vaincre l’autisme. Ce groupe, en guerre contre tout ce qui, de près ou de loin, se rapproche de la psychiatrie, tient des propos sévères. «Le gouvernement veut faire évoluer l’existant, qui ne marche pas. Nous, nous demandons des moyens pour les méthodes innovantes qu’on a mises en place et qui marchent», a déclaré son président, M’Hammed Sajidi. Pour les tenants de l’approche éducative, dont il fait partie, «la France a quarante ans de retard dans le traitement de l’autisme».

Qui a raison ? En écho, plusieurs livres sur la question sont publiés ces jours-ci, notamment celui de Marie et Claude Allione, Autisme, donner la parole aux parents (1). Voilà un ouvrage simple, accueillant, chaleureux même. Il n’oppose pas les différentes formes de soins et d’éducation, souligne plutôt leur complémentarité et pointe les interrogations face à cette maladie aux multiples causes.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Libération

(1) Ed. Les Liens qui libèrent, 260 pp., 19 €.