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Elsa Guippe est journaliste, elle publie son article « Les orthophonistes prennent la parole » sur le blog du journal Le Monde.

« Les orthophonistes demandent la reconnaissance de leur diplôme au grade Master et l’ouverture de nouveaux centres de formation, afin d’assurer les meilleurs soins au plus grand nombre de patients.

C’est un véritable calvaire qu’a vécu Emmanuelle Lavacry quand elle a dû trouver une place en rééducation orthophonique pour ses deux enfants, qui présentaient de gros retards de langage. « J’ai appelé 12 cabinets en tout et j’ai été inscrite sur liste d’attente. Je me suis adressée à un centre de guidance infantile, mais ils ne prenaient pas les fratries. Je dois mon salut à la réunion d’équipe éducative de l’école, qui a pu appuyer mon dossier », raconte cette institutrice qui habite en région parisienne.

Dans les zones rurales, trouver une orthophoniste disponible est tout aussi difficile. Les cabinets sont surchargés. « Lorsque j’ai appelé mes collègues actuelles pour savoir si elles cherchaient une collaboratrice, j’ai appris qu’elles ne trouvaient personne depuis plusieurs années », raconte Luce Audinot, orthophoniste en libéral. Dans son cabinet, situé à Castelnaudary (Aude), le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous est d’environ six mois. Pour les scolaires, il est encore plus long, car les pathologies lourdes (maladies neurodégénératives, chirurgies, traumatismes crâniens…) sont prises en charge en urgence.

«Il y a un vrai malaise dans la profession », constate Laura Marquillanes. En tant qu’orthophoniste remplaçante, elle a travaillé à quatre endroits différents en trois ans d’exercice (Pyrénées Orientales, Gironde, Landes, banlieue parisienne). « Outre le problème de la formation, nous avons le sentiment que pour aider toutes les personnes qui nous appellent, il faudrait travailler sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.»

L’orthophonie englobe tous les problèmes de langage et de communication. Le métier ne se limite pas à la rééducation d’un bégaiement ou d’un cheveu sur la langue. Frédéric Martin, enseignant au centre de formation en orthophonie de Paris, insiste sur ce point: « Nous prenons aussi en charge des personnes dont le pronostic vital est engagé, ou qui ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral. Notre champ de compétence est très vaste ».

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Pour plus d’informations sur ce dossier, consulter le site de la FOF