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Les orthophonistes de la FOF défendent l’avenir du soin dans un système de santé solidaire.

Pour plus d’informations sur ce dossier, consulter le site de la FOF

Malgré l’opposition de l’ensemble des syndicats professionnels et étudiants, et sans comprendre la définition même de notre cœur de métier, le gouvernement s’entête à vouloir inscrire les orthophonistes dans un rapport au soin dénaturé.
La proposition du gouvernement d’une formation à deux vitesses tente de nous faire accepter un “nouveau métier” accessible au niveau Master 2 pour seulement une petite partie des futurs professionnels, alors même que ce niveau d’études et de compétences est déjà acquis par l’ensemble des professionnels. La conséquence directe serait de faire reculer à un niveau d’études inférieur les orthophonistes diplômés actuellement.
Accepter les propositions du gouvernement nous précipiterait dans une standardisation déshumanisante des techniques, ce qui constituerait un recul historique sans précédent pour notre profession et pour la qualité des soins en général.
Seul le Master professionnalisant (Master 2) doit valider la formation des orthophonistes.

Le gouvernement nous “propose” une réforme…

Imposée
au mépris des conclusions de la commission Formation Initiale, en contradiction avec le rapport Hénart et les positions du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) qui a reconnu la nécessité d’une formation au niveau Master pour garantir les compétences dévolues aux orthophonistes : recherche, éducation, diagnostic, pratique du soin

Non conforme aux accords de Bologne
Le Master 1 n’existe pas, seuls les niveaux Licence, Master et Doctorat sont reconnus par le MESR

Qui valoriserait notre formation ?
Aujourd’hui 260 ECTS
Demain un Master 1 soit une Licence 180 ECTS + 60 ECTS

Sous couvert d’une harmonisation des professions paramédicales ?
C’est par le langage qu’un être humain construit son identité et prend sa place dans la communauté humaine.
Ainsi, les orthophonistes, spécialistes du langage, refusent un système de soin qui morcellerait la personne en symptômes et dénierait une approche globale du patient.

Cette réforme aurait pour conséquences
Un éclatement de notre profession aux dépens de la qualité du soin dispensé par des orthophonistes généralistes. Elle mettrait en péril l’accès à un soin de qualité pour tous.