Oct. et nov. 2018 « Formation Lire, Ecrire : un atelier d’écriture »

Vedette

Mots-clés

, , , , ,

AE ATLC pdg.jpg

Télécharger la plaquette et le bulletin d’inscription

Publicités

28 septembre « Babil-Babel »

Mots-clés

, ,

Lettre programme - Journée à Paris - 28 septembre 2018.png

Dans quel monde un bébé d’aujourd’hui élabore-t-il sa langue, ses langues ? Dans quels contextes affectifs, politiques, culturels, économiques, sociaux ? De quelles langues chacun de nous est-il constitué ? De quels signes ? De quels silences, non-dits, mal-dits… ? De quelles images, de quels récits ? Comment rencontrons-nous depuis notre venue au monde les langues des autres ? Avec quels regards, quelles oreilles, quelles émotions, quelles sensations, quelles projections ? Et avant notre naissance, que s’est-il passé ?

Au cours de cette journée, Philippe Blanchet, Joël Clerget, Maya Gratier, Amandine Didelot, Juliette Sissokho, Nathalie Saïdi, Eric Tellitocci, Claire Mestre Elsa Valentin, Yvanne Chenouf, Kaoutar Harchi, riches de leurs langues, nous aideront à penser, dire, rêver, créer…

Babil-Babel (II), Langues de chevet et langues frontales, une journée pour penser ensemble et fêter la deuxième année du séminaire Babil-Babel !

Programme complet

Inscription en ligne

AMELI « Transfert du lieu de dépôt des pièces justificatives de Tarascon à Arles »

Mots-clés

, ,

Rappel pour nos collègues du Vaucluse.

« Votre Caisse Primaire vous informe qu’à compter du 30 Août 2018, la boîte aux lettres sécurisée du pôle de production de TARASCON, destinée au dépôt des pièces justificatives pour les professionnels de santé est supprimée.

Vous pourrez cependant déposer vos documents à l’agence d’Arles Alyscamps, à compter du 3 septembre 2018, située à l’adresse suivante : Avenue des Alyscamps – ARLES

Nous attirons votre attention sur le fait que cette boîte aux lettres ne peut recevoir que des enveloppes de taille « standard ».

Enfin, nous vous rappelons que les enveloppes déposées doivent comporter les mentions suivantes :

  • Nom et prénom du professionnel de santé
  • N° d’identification du professionnel de santé
  • Catégorie professionnelle du professionnel de santé »

« Ecrire à l’hôpital… »

Mots-clés

, , ,

…s’extraire de la maladie, et lutter contre la solitude »

A lire sur ActuaLitté

Lorsqu’on est hospitalisé pour longtemps, la maladie, l’angoisse du lendemain prennent toute la place. À Rennes, Céline Feillel aide les patients à repousser les murs et à rendre élastique le temps qui passe. Par l’écriture. Elle était prof de français lorsqu’elle est entrée à l’hôpital pour y donner des cours.

ecrire-hopital-maladie.jpg

Les textes écrits par les patients sur le thème « Ceci n’est pas une botte de radis »
au CHU Pontchaillou.

Et comme, parallèlement, elle s’intéressait aux ateliers d’écriture et aux récits de vie, elle a trouvé en ces lieux de quoi développer ses compétences et ses envies, tout en répondant à des besoins évidents.

« Je suis devenue un écrivain public qui a un pied à l’hôpital », résume-t-elle. Née en 2000, son association L’Atelier d’écriture a été reconnue d’intérêt général et compte aujourd’hui trois salariés. « Elle est financée par des fondations, les dons des familles, mais nous devons chaque année repartir à la chasse aux subventions. Parce que nous tenons à la gratuité des activités. »

L’objectif principal est de valoriser les personnes à travers l’écriture. Il s’agit de gens gravement malades. Les interventions vont de la lecture à voix haute, destinée aux patients très fatigués, en soins palliatifs ou touchés par la maladie d’Alzheimer, aux ateliers d’écriture, en passant par la rédaction de récits de vie. Dans chaque service, un journal informe sur les créations, les activités, crée du lien, laisse des traces, ce qui est très important pour les gens qui sont en fin de vie et leurs familles.

« Contrairement aux ateliers d’écriture que je propose en ville, et qui ont lieu en groupe, les ateliers en milieu hospitalier sont forcément individuels. D’abord parce que l’hôpital ne dispose pas de salle pour ce genre d’activité, ensuite par nécessité, les malades n’ayant pas toujours la possibilité de se déplacer. Pour certains, je joue le rôle d’une sorte de secrétaire particulière, traduisant leur parole par écrit et reprenant avec eux les textes après relecture.

Mais je tiens à dire qu’il s’agit de projets créatifs, pas de projets thérapeutiques. Une bouffée d’oxygène dans un environnement stressant, en cancérologie essentiellement. Un espace d’expression qui permet de s’extraire de la maladie qui prend toute la place, pour dire : je ne suis pas qu’un patient. »

L’association, devenue maison d’édition, publie, en sus du journal, un récit de vie par mois environ. Mais aussi des romans, des recueils de poèmes. En tout, près de six cents livres par an !

« L’hôpital a changé, depuis les années 2000. Il s’est ouvert à beaucoup de pratiques. Quand je dois intervenir dans un nouveau service, c’est à partir d’un travail commun avec l’équipe soignante, dont je deviens partie intégrante. Il faut que cela ait du sens pour tous, sinon ça ne marche pas. Pas question de faire de l’occupationnel ni du bénévolat. Je défends le caractère professionnel de mon activité, qui me prend cinquante-deux heures par semaine, et à travers cela la reconnaissance de l’atelier d’écriture en milieu hospitalier. »

Céline Feillel et son association proposent également quatre expositions par an (1 200 visiteurs), à l’intérieur de l’hôpital, ouvertes aux gens de l’extérieur, des ateliers d’écriture et de poésie en ville, et des rencontres avec des auteurs, des créateurs, des artistes, des cuisiniers, des œuvres.

« On peut regarder un film ou goûter une confiture. Tout ça, c’est de la vie. Et parfois, un soignant découvre que ce patient qu’il prenait juste pour un vieux ronchon est aussi un poète. »

FOF Sud-Est propose aux orthophonistes et autres thérapeutes intéressés la participation à un atelier d’écriture en octobre et novembre 2018.

Lire « La chose – Kamishibaï »

Mots-clés

, , ,

Aux éditions Grandir

Cinq aveugles s’en remettent à un passant pour les départager sur la chose qu’ils palpent de leurs mains sans pouvoir l’identifier. Se pourrait-il qu’ils aient tous raison ?

couv-chose-site.jpg

LA-CHOSE-Page5-310x413LA-CHOSE-Page11-310x413LA-CHOSE-Page19-310x413

Auteur : ATTAYYEB Abdallah Mohamed
Illustrateur : ATTAYYEB Abdallah Mohamed
Paru en : 2015 Âge : dès 6 ans

Lire « Pourquoi une fois ado, votre fils ne lit plus de livres (et pourquoi ça fait peur) »

Mots-clés

, , , ,

Lu sur Slate.fr, par Titiou Lecoq le 

Si les élèves de primaire manifestent quasi unanimement un intérêt pour la lecture, les garçons ont dès le collège tendance à lâcher leurs livres pour d’autres loisirs.

unnamed-2.png

La semaine dernière, je parlais du succès de J’aime Lire, certains et certaines m’ont alors demandé ce qui se passait pour que les enfants arrêtent de lire par la suite. Précision méthodologique: nous allons partir du principe que lire des livres, c’est bien et que ne pas en lire c’est se priver d’une richesse et d’un plaisir. (Ce qui ne signifie pas que je mésestime les qualités des jeux vidéos, des films ou des séries.)

Effectivement, d’après les sondages, les élèves de primaire aiment plutôt lire. (Les sondages et études n’abordent jamais la question des difficultés d’apprentissage de la lecture, je dois donc aussi faire l’impasse dessus. Mais l’une des études faisait le point avec les mêmes enfants tous les deux ans et clairement à partir de 13 ans, ils abandonnaient de plus en plus les livres.) C’est à partir de cette porte de l’enfer qu’est le collège que tout s’écroule vraiment.
Si vous avez déjà fréquenté un individu de maternelle, vous aurez noté son impatience à apprendre à lire. Les petits sont attirés par les lettres parce qu’ils ont soif de connaissances. À l’approche du CP, ils en font un enjeu d’émancipation. Devenir grand, c’est acquérir le pouvoir de la lecture et l’indépendance qui va avec. On s’affranchit un peu des parents, et les mots qui vous entourent (vous noterez qu’il y a de l’écrit partout dans nos environnements quotidiens) ces mots prennent sens.

Pourtant, arrivé en 6ème, la lecture perd ce pouvoir. On n’a plus sept ans, on ne s’émerveille plus de savoir lire. Et la lecture arrive alors en 7ème position dans les loisirs. Après Internet, les amis, la musique, les vidéos, la télé et le sport. Vous allez me dire que le secteur de littérature young adult cartonne. C’est vrai mais primo, il y a aussi pas mal d’adultes qui achètent ces livres donc ça fausse les chiffres, deuxio visiblement même sans littérature spéciale ado les générations précédentes lisaient davantage. (De mon temps, certes antédiluvien, il n’y avait pas vraiment de littérature ado mais au collège je lisais Agatha Christie, Tolkien et Alexandre Dumas.)

Alors est-ce que tout ça, c’est la faute des écrans? En partie, mais si ce n’était que cela, tous les ados seraient touchés de la même manière. Or il se passe autre chose à partir du collège: la lecture, ça devient un truc de fille. L’un des chiffres qui m’avaient frappée au sujet du magazine J’aime Lire c’est qu’il y avait une quasi parité entre lecteurs et lectrices. À partir du collège, c’est fini et enterré. Livre = utérus. Il faut dire que la lecture allie les qualités attendues chez les filles : immobilité, calme, silence, enrichissement de la vie intérieure.
Le désintérêt des adolescents pour les livres correspond exactement à ce qu’on appelle la fabrique des garçons un ensemble de stéréotypes qui encouragent les garçons à se détourner de la lecture. Les garçons, c’est l’agitation, l’interaction physique, le désordre. (En gros, ce sont des chiots totalement soumis à leurs pulsions.) Ces préjugés sont éminemment performatifs, notamment dans le milieu scolaire. On ne dira jamais suffisamment combien la fabrique de stéréotypes de genre est néfaste pour les filles et les garçons. On s’intéresse généralement plus aux filles parce qu’elles subissent des discriminations évidentes. Mais la masculinité hégémonique est un problème aussi pour les hommes. Par exemple le manque de lectures des garçons est lié à leurs résultats de moins en moins bons à l’école. Au point qu’aux États-Unis, c’est devenu une véritable peur pour les parents de garçons. Un biais de genre qui se cumule évidemment avec les autres, origine sociale, racisme etc.)

Je vous conseille au passage cet article du Telegraph où un père raconte qu’en visitant des écoles pour son fils, tous les directeurs lui vantaient leurs programmes d’aide à la lecture pour garçons comme s’ils partaient du principe que le petit aurait forcément un problème.
Et c’est encore pire que ce que l’on pouvait imaginer. D’après une importante recherche en Angleterre, publiée en 2016, non seulement les garçons lisent beaucoup moins que les filles, mais en prime ils sautent des pages et ils comprennent moins bien le peu qu’ils ont lu. (La phrase exacte du Guardian est terrible: les jeunes hommes choisissent des livres faciles et ne parviennent même pas à les lire correctement.)

Autant vous dire qu’en tant qu’autrice, je suis déjà passablement stressée par la possible disparition de mon travail, mais en plus en tant que mère de deux garçons, je frôle la crise d’angoisse. Comment les encourager à devenir des lecteurs hommes adultes, cette espèce si rare? Parce qu’on se plaint sans cesse de nos jeunes qui ne lisent plus mais franchement, chez les adultes, ce n’est pas tellement mieux. Les hommes lisent nettement moins que les femmes. Quand on cherche à savoir pourquoi, la première réponse c’est  «j’ai pas le temps». Les hommes auraient donc moins de temps que les femmes. Or pour avoir étudié les emplois du temps des Françaises et des Français pour mon dernier livre, je sais que c’est faux. Les hommes français ont en moyenne 3h30 de temps de loisir de plus que les femmes par semaine. Mais les hommes adultes privilégient eux aussi les écrans. Pourquoi? Je pose une hypothèse, qui peut se combiner avec d’autres, l’hypothèse de la flemme. Parce que soyons honnête, lire ça demande une forme de discipline, surtout à une époque qui propose autant d’autres divertissements. Avant le plaisir qu’on en retire, il y a un effort à faire, il faut se plonger dans une page qui n’est pas immédiatement attractive, qui n’envoie pas tout de suite au cerveau une récompense, qui ne capture pas votre attention en un quart de seconde mais qui va vous demander à vous d’aller vers elle. Or les femmes sont souvent entrainées à la contrainte et à l’auto-discipline dès leur plus jeune âge. Quand on est capable de limiter son alimentation et de s’arracher des poils, l’effort d’ouvrir un livre ne paraît franchement pas insurmontable. Fin de l’hypothèse.

En tout cas, nous sommes face à un cercle vicieux. Parce que d’après toutes les études, ce qui encourage le plus efficacement les garçons à lire, c’est de voir leur propre père lire, l’entendre parler de littérature, que ce père leur lise lui-même des histoires, leur conseille des livres. Le rôle de modèle joue là aussi, dans l’association d’une figure masculine à la lecture. Or à l’heure actuelle ce sont principalement les mères qui font le lien entre les enfants et la lecture, et les enseignantes. Et à l’âge où il faut se positionner dans une répartition sociale sexuée, le garçon qui lit devient un «intello» dénué de virilité. Dans un monde fou, lire devient un signe de faiblesse.

13 octobre « Stop à l’épidémie de TDAH »

Mots-clés

, , , ,

unnamed.png

Stop DSM et L’AFPEP-SNPP vous donnent rdv pour dire

«Stop à l’épidémie de TDAH»
LE 13 OCTOBRE 2018 À PARTIR DE 9H
Amphi Charcot. Hôpital La Pitié-Salpétrière
47 Bd de l’hôpital 75013 Paris

L’épidémie de TDA/H est devenue un fait social majeur. Il est donc important que les personnes impliquées ou concernées par cette « épidémie » en cherchent les raisons et proposent des so- lutions pour l’enrayer ainsi que des pistes alternatives. En effet, les questions qu’elle soulève visent à la fois les orientations de la psychiatrie et les évolutions de la société, en particulier à propos de la place donnée à l’enfant.

Le TDA/H serait-il un fourre-tout qui mélange des difficultés de toutes sortes afin de mieux masquer différents problèmes, éduca- tifs, sociaux, pédagogiques ou même politiques ? Le risque d’un nouveau scandale sanitaire se dessine, non seulement en raisonde la banalisation des prescriptions de psychostimulants à desenfants, mais aussi du peu d’études sur leurs effets à long terme.

Devenu « trouble neurodéveloppemental » depuis le DSM 5, leTDA/H est présenté par ses promoteurs comme la conséquence d’une modernisation de la psychiatrie. En réalité, cette soi-disantavancée scientifique liée aux neurosciences et à la neuro-imageries’appuie avant tout sur les effets à court terme de la prescription de méthylphénidate. Suggérer que le diagnostic de TDA/H réduit l’errance thérapeutique ne traduit-il pas plutôt l’actuelle régression de la psychiatrie clinique? Poussée par un naturalisme qui annulele psychisme et la subjectivité, celle-ci acceptera-t-elle de devenirune médecine d’organe, une médecine du cerveau ?

Ces différentes questions seront débattues au cours du colloque« TDAH, Stop à l’épidémie », qui réunira parents, usagers et pro- fessionnels de la santé mentale, mais aussi des spécialistes de l’enfance, de l’éducation, de l’enseignement, ainsi que des scien-tifiques, neurobiologistes et sociologues.

Programme des journées ici

 

Ecouter « France Culture : La novlangue, instrument de destruction intellectuelle »

Mots-clés

, , , ,

Une fiction, vraiment ?

Dans la série d’émissions consacrées à l’auteur AVOIR RAISON AVEC GEORGE ORWELL par Brice Couturier, sur France Culture

738_063_632691254George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l’individu devenu anonyme, l’asservissement du peuple. Réflexions sur le pouvoir des mots.

Syme (du Service des recherches au Ministère de la Vérité) : « Nous détruisons chaque jour des mots, des vingtaines de mots, des centaines de mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. (…) Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. (…) La révolution sera complète quand le langage sera parfait. » George Orwell, 1984

George Orwell n’a pas été seulement, en tant qu’écrivain, un praticien du langage. Il a beaucoup réfléchi sur la « politique de la langue ». Dans un essai de 1946, il écrit que « penser clairement est un premier pas vers la régénération politique ». Il avait le sentiment de vivre à une époque où la langue se dégradait, ce qui rendait plus difficile de décrire honnêtement la réalité. Il mettait en accusation le flou qui dissimule la pensée ; la tendance au slogan qui tend à imposer des idées fausses par la simple répétition ; le jargon pseudo-scientifique qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques ; bref, l’usage malhonnête des mots.

Bien sûr, c’est dans son fameux roman 1984, avec la trouvaille géniale de la « novlangue », que cette dénonciation du trucage de la langue que culmine cette entreprise de démystification.

avec : Françoise Thom, historienne et soviétologue, auteure de l’ouvrage La Langue de bois aux éditions Julliard, et Jean-Jacques Rosat, professeur de philosophie et éditeur

écouter l'émission