« Coline Serreau : Nous sommes une humanité tellement malade »

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Chaque matin dans Grand Bien Vous Fasse, Ali Rebeihi est en ligne avec une personnalité qui raconte comment elle vit son confinement. Ce matin au bout du fil : Coline Serreau, quelque peu remontée. Ecoutez la séquence dans son intégralité

La réalisatrice qui a signé l’une des plus jolies comédies françaises des années 80, Trois hommes et un couffin, qui a réalisé des films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise et une fable toujours d’actualité, Romuald et Juliette, n’avait pas très envie de parler d’elle même, mais plutôt de ce virus et de la manière dont nous l’abordons : « Les virus sont puissants et ils peuvent carrément modifier notre génome. Donc, il faut les traiter avec un certain respect ou en tout cas avec modestie, parce qu’il va falloir apprendre à survivre avec eux. »

Pour se protéger des virus, il faudra avoir un environnement sain et un système immunitaire qui marche. Et c’est ça qui nous permettra de vivre non pas contre eux, mais de les supporter parce qu’ils seront toujours là.

« Nous sommes une humanité tellement malade confinée dans les villes, poursuit Coline Serreau. Wuhan est une ville complètement confinée, complètement ivre de pollution. Les poumons sont tous affaiblis, donc les virus qui s’attaquent aux poumons sont à la fête. »

Les rites de remerciement

La réalisatrice s’avoue frappée par l’intelligence collective qui est en train de naître dans cette crise. « Les Français, poursuit-elle, ont établi des rites de remerciement massifs qui sont suivis. Ce sont de très beaux gestes politiques. Et ça prolonge les grèves contre la réforme et l’action des ‘gilets jaunes’ qui crient haut et fort ce qui est important dans nos vies. Parce qu’on vit dans un pays où ceux qui assurent les fonctions essentielles, qui font tenir debout la société sont sous-payés, méprisés. »

Coline Serreau salue à son tour les aides-soignants, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics mais aussi les personnels des écoles, les profs, les chercheurs, etc.

La réalisatrice en profite pour tacler les joueurs de foot, « de jeunes crétins arrogants qui sont payés 10 millions d’euros par mois pour mettre un ballon dans un filet » et les GAFA : « il faut qu’ils payent leurs impôts, qu’ils rendent au peuple ce qui lui est dû. »

Des voix qui chantent pour juguler la solitude

Malgré ce sombre tableau et ce confinement, ennemi par définition de la communication, Coline Serreau trouve de quoi s’émerveiller. « C’est magnifique, s’enflamme-t-elle, les Italiens chantent aux balcons. Il y a des policiers qui offrent des sérénades à des villageois pour les réconforter. A Paris, des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures, des poèmes, des manifestations de gratitude. Et c’est ça la vraie culture, la belle et la grande culture dont le monde a besoin. Juste des voix qui chantent pour juguler la solitude. »

La grande culture, elle est en train de se faire en ce moment.

Et le cinéma dans tout ça

Sa dernière saillie, Coline Serreau la réserve au Festival de Cannes : « Après l’explosion en plein vol des César, manipulés depuis des années par une mafia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le Festival de Cannes, il va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer ». 

L’annulation du Festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

« Ce Festival de Cannes qui déconne, complice d’un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l’industrie du luxe où l’on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses. Pauvres femmes, portemanteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées ».

Mais venez-y en jean troué et en basket, les filles. C’est votre talent, vos qualités d’artistes qu’il faut célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute.

Parole de compassion

Coline Serreau termine par une adresse aux nombreux malades et à leurs proches : « Je ne suis pas croyante. Les prières m’ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. »

« Assurance maladie : quels outils autorisés pour les actes orthophoniques à distance »

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« Ce type de télésoin qui n’implique pas d’échanges de documents médicaux peut se faire sans être équipé d’une solution spécifique de téléconsultation, il suffit d’utiliser une solution d’échange vidéo comme il en existe déjà de nombreuses sur le marché (exemple : Skype®, WhatsApp®, FaceTime®​). Il n’est pas nécessaire d’être équipé d’une solution de téléconsultation pour pouvoir en faire une.« 

« Coronavirus COVID-19 : des mesures immédiates de soutien aux entreprises »

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Site economie.gouv.fr du 25/03/2020

« Face à l’épidémie du Coronavirus Covid-19, le gouvernement est en solidarité totale avec les entreprises et leurs salariés, et continuera d’être pleinement mobilisé dans les jours et les semaines à venir. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, ont reçu, à plusieurs reprises, les acteurs économiques nationaux ainsi que les partenaires sociaux sur l’impact du Coronavirus Covid-19 sur l’activité économique. Une cellule de continuité économique a été activée pour mieux gérer l’impact sur l’économie à travers une prise quotidienne de décisions. »

Vous trouverez notamment les démarches, les délais, et des fiches à télécharger, sur :

1. Délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts directs)

2. Remises d’impôts directs pouvant être décidées dans le cadre d’un examen individualisé des demandes

3. Report du paiement des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité pour les plus petites entreprises en difficulté 

4. Aide allant jusqu’à 1 500 € pour les très petites entreprises, les indépendants et micro-entrepreneurs des secteurs les plus touchés 

6. Soutien de l’Etat et de la Banque de France (médiation du crédit) pour négocier avec sa banque un rééchelonnement des crédits bancaires 

"Brisons la chaîne de la contamination, pas celle de la solidarité"

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Lire sur La vallée du Gapeau en transition.

Nous voilà contraint à l’isolement physique, dispersés chez nous pour nous protéger de la contamination. Pour nous qui aimons la convivialité, l’échange et la fête, en un mot la vie, ça fait drôle !

C’est bien pour préserver la vie que ces mesures sont prises. Nous devons participer à l’indispensable effort collectif pour briser la chaîne de la contamination.

La chaîne qui ne doit pas être rompue, c’est celle de la solidarité. Échangeons, parlons, partageons nos émotions et sentiments et répondons aux difficultés que pourraient rencontrer certains d’entre nous, pour que ce que porte la vallée du Gapeau en Transition ait un sens.

Inventons dans les jours à venir des moyens et des sujets de communication. Inventons !

NON, ÇA N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES

Les menaces dans leur dimension planétaire sont là, avec leur impact sur l’humain. On en fait aujourd’hui l’expérience, d’autres l’accompagnent comme le dérèglement climatique et ses effets.

Nous semblions vivre assis sur des certitudes et une toute puissance avec qui rien ne pouvait nous arriver. Ces croyances s’effondrent.

La lutte contre ce virus, nous montre que chacun porte en soi une parcelle d’humanité qui forme un grand tout solidaire. Ce fléau nous pose une question essentielle, sur les fondamentaux de notre mode de vie et de notre avenir commun. Il met en valeur l’importance vitale de la solidarité et de la fraternité et du rôle essentiel des services publics. Pour Edgar Morin « ce confinement peut nous aider à commencer une désintoxication de notre mode de vie ».

On se retrouvera dans quelques semaines, on s’enlacera, on fêtera, on se retrouvera plus fort et peut-être aussi plus humbles pour cultiver le vivre ensemble et poursuivre la transition dans notre vallée du Gapeau.

Prenez soin de vous, prenez soin de nous…

"Le furet, petite enfance et diversité : De l'épreuve à l'opportunité"

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Version en ligne

L’épreuve à laquelle nous faisons face en tant que professionnel.le.s de la Petite Enfance est particulièrement brutale. Des accueils sont encore en place pour des parents dont l’activité est indispensable à la santé, aux transports, au bon fonctionnement et à la protection de la communauté des humains embarqués ensemble de manière dépendante et solidaire pour faire face à une contamination toujours plus agressive et mortifère.Dans ce contexte, quel est notre pouvoir d’action pour accompagner utilement professionnel.le.s et parents ? Comment continuer à distance à soutenir les parents ?
Serge Hefez dans ses interviews nous ouvre vers des considérations utiles à rappeler:
« On a quelque chose à profiter dans cette période de confinement avec les personnes qui nous sont chères. Même si les liens sont ambivalents, essayons de nous mettre du côté de l’amour plutôt que de la haine…Comment va-t-on s’emparer ensemble de cette situation ?
Qu’est-ce qu’on va créer ensemble ?
Avec les enfants, on invente le quotidien ensemble, dans cette situation très modeste d’apprentissage.
Au-delà de la sidération du trauma, il nous faut trouver des solutions inédites »
Guerre-mort : des mots forts et traumatiques circulent
Certes, la menace est réelle et les décès de plus en plus nombreux, mais il est indispensable de rassurer les enfants dès le plus jeune âge.
L’enfant ressent les émotions de l’adulte
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les jeunes enfants et, plus particulièrement les tout-petits, sont très sensibles aux états émotionnels des adultes qui les entourent. Il est nécessaire de leur expliquer, avec sincérité et délicatesse nos inquiétudes mais aussi ce qui nous rassure. Il est évident que les conditions de vie ne sont pas toujours favorables, les appartements surpeuplés rendent le confinement plus éprouvant pour enfants et adultes. Le risque de basculement vers des attitudes et des gestes nocifs est réel. L’épreuve est bien là.
L’enfant construit ses propres hypothèses
Si rien n’est exprimé, l’enfant construit ses propres hypothèses et peut se croire responsable de l’état émotionnel de son entourage. « Papa, maman font attention pour que le méchant virus ne vienne pas dans notre maison et dans les autres maisons ». C’est le sens du confinement et des inconvénients qui l’accompagnent. C’est aussi une manière d’être actif et non passif.
On peut reconnaître combien c’est difficile. C’est un défi, comme dans les contes et récits, bonnes ressources à même de nous guider et de nous enrichir dans les situations critiques. La belle au bois dormant, Blanche Neige, Les trois petits cochons, Tom Pouce, Pierre et le loup, sans compter la richesse des contes de tous les pays…
Prendre soin de soi, prendre soin de l’enfant
Faire avec eux les bons gestes qu’ils connaissent comme se laver les mains. 
Retrouver des comportements habituels, se centrer sur le présent avec l’enfant. 
Mettre un peu à distance le flot informatif. 
Laisser passer ses émotions sans s’y accrocher et retrouver un peu de calme pour laisser le raisonnement et l’imagination reprendre leur place.
Organiser autant que possible un quotidien sécure
La ritualisation de la journée a un effet apaisant sur l’enfant car elle répond à son besoin de prévisibilité. Savoir ce qui se passe dans une heure, après le repas, le dodo cet après-midi, permet à l’enfant d’être rassuré. En ces temps où le futur est incertain, le rythme de la journée expliqué à l’enfant peut apaiser les peurs et angoisses non exprimées.
La créativité autour de cette journée ritualisée permet à l’enfant d’être acteur et de vivre le rythme de sa journée.
Rendre l’enfant acteur de son quotidien c’est lui donner aussi la maîtrise du temps. De vivre le temps mentalement mais aussi par son corps. 
Se mettre à l’écoute de l’enfant pour comprendre ce qui le préoccupe
Tout ce que la situation a provoqué comme questionnements, peurs, angoisses… mérite d’être écouté. Quelque chose dans son comportement a changé ? A-t-il plus besoin de doudous ou de câlins? Son sommeil, son appétit ou sa digestion sont-ils perturbés ? Les émotions s’expriment bien souvent au travers du corps. 
 Préserver les liens
Les interactions avec ses pairs et autres adultes référents sécures de son quotidien peuvent lui manquer en période de confinement. Nous pouvons nous demander comment maintenir ces dernières, y compris les liens avec les chers grands-parents qu’il est interdit d’aller visiter pour les protéger. Les explications des parents ainsi que toutes les actions pour maintenir ces liens peuvent répondre aux besoins parfois bien difficiles à exprimer pour les tout-petits. 
Que ce soit ou non une réalité pour l’enfant, maintenir le lien lui permet de se sentir en communauté. 
Laissons notre imaginaire accompagner celui de l’enfant… et créer des bulles de sérénité et d’apaisement en ces temps orageux. 
 Après l’épreuve qu’aurons-nous appris ?
L’avenir nous le dira, il nous faut pencher fortement du côté de la vie.

Les membres et l’équipe du Furet restent attentifs et solidaires avec vous toutes et tous, 
ainsi qu’avec les pères et mères confrontés à cette situation de vie inédite.

Ecouter "Journal de confinement de Wadjid Mouawad"

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Gardons du lien, échangeons nos ressentis avec comme guide le très beau journal de confinement de Wadjid Mouawad , metteur en scène et directeur du théâtre La Colline à Paris 20e.

Les poissons pilotes de La Colline

Nous ne pouvons plus ni nous voir, et encore moins entrer en contact physique les uns avec les autres, alors l’esprit, la pensée, prend ici toute sa puissance. Penser aux autres, avoir en tête le souci, l’inquiétude des autres, c’est là un travail purement spirituel. C’est donc, dans ce malheur et cette tristesse, une possibilité de renouer avec cette puissance qui consiste à penser aux autres. C’est, précisément, cette capacité à penser aux amis, penser aux lieux secrets, les paysages qui nous ont touchés, qui ont permis souvent à tant de gens de tenir dans les moments difficiles. Nous, en plus de la pensée, nous avons cet outil merveilleux, le net, pour pouvoir le faire savoir à ceux et celles vers qui notre pensée est tournée.
Si, aujourd’hui, l’essentiel est que le service public des soins puisse aider tous ceux qui en ont besoin, si le plus important sont les hôpitaux, les médecins et les aides-soignants ; que peuvent et doivent faire les artistes ? Si la santé est aujourd’hui le grand requin blanc se battant contre la maladie, qui sont alors les petits poissons pilotes qui accompagnent les squales ? Nous sommes peut-être ces petits poissons pilotes… Comment la poésie peut-elle soigner ? Et comment peut-elle le faire lorsqu’il n’est plus possible de sortir de chez soi ?
À cette question, il y a quantité de réponses joyeuses que l’équipe de La Colline invente et vous propose dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre.
Wajdi Mouawad

Ouvert dès mardi 17 mars, Wajdi Mouawad, directeur de La Colline vous donne rendez-vous du lundi au vendredi à 11h pour un épisode sonore inédit de son journal de confinement, de sa propre expérience à ses errances poétiques : Une parole d’humain confiné à humain confiné. Une fois par jour des mots comme des fenêtres pour fendre la brutalité de cet horizon.

Lire "Philomag : Carnets de la drôle de guerre"

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« Bonjour,
Chaque jour, cette lettre vous sera présentée par un journaliste de la rédaction de Philosophie magazine, qui commencera par vous raconter sa situation, qui partira de son expérience personnelle du confinement pour essayer de comprendre ce qui nous arrive collectivement. 
J’écris ce premier message, puis nous alternerons.

Je suis actuellement dans le sud de la Bourgogne, dans une petite maison très isolée, à flanc de colline, entourée de prés à vaches et de forêts. Mes enfants (j’en ai cinq) sont là, et nous sommes huit dans la maison ; il est difficile d’imaginer un cadre plus agréable pour le confinement. J’aime beaucoup la Saône-et-Loire, où j’ai vécu de 1999 à 2005, et c’est un plaisir de renouer avec ces paysages collinaires. Mais il y a aussi un effet de contraste : il est étrange de vivre une crise sanitaire, mais également sociale, politique, économique, majeure, dans un cadre si bucolique, où les règles de l’économie et de la politique semblent suspendues. Hier, j’ai vu un gros faisan sauter maladroitement par-dessus une barrière. Cela m’a semblé cocasse. Il ne savait donc pas que nous étions confinés ? 

Malgré ces circonstances très favorables, et la bonne entente qui règne entre nous ici (osons le mot : appelons ça de l’amour), une discussion un peu tendue s’est tenue hier à la fin du dîner. La famille s’est partagée en deux camps. D’un côté, le camp de ceux que j’appellerai les “planificateurs”. De l’autre, celui des “hédonistes”. Ce qui a révélé ce clivage, c’est le moment du fromage. Nous avons à peu près vingt jours d’autonomie alimentaire, mais au moment d’apporter les fromages sur la table, un planificateur a fait remarquer qu’il ne fallait peut-être pas manger du fromage au déjeuner et au dîner, mais seulement une fois par jour – sinon cette ressource rare serait épuisée au bout d’une semaine. Un hédoniste a répliqué : “Bah, c’est pas grave, nous irons de toute façon faire des courses tôt ou tard, mangeons ce qui nous fait plaisir.” 

Question qui se pose à tous, qu’on vive en famille ou non, d’ailleurs : faut-il adopter une démarche de régulation alimentaire dès aujourd’hui ? Les planificateurs se donnent des contraintes, en plus de celles imposées par le gouvernement. Les hédonistes ont une plus grande confiance dans la solidité du système d’approvisionnement et ne détestent pas l’idée de sortir de temps à autre faire les courses. Ces deux types de tempérament se rapportent différemment à l’indisponibilité du monde – en l’occurrence, à l’indisponibilité des fromages. Ça tombe bien, l’indisponibilité est le grand concept d’Hartmut Rosa, dont vous trouverez l’entretien ci-dessous.

Quand on est planificateur, il y a certains désagréments. Mais aussi des avantages : je peux déjà vous assurer que cette newsletter vous sera livrée demain, avec un entretien du philosophe anglais Julian Baggini, qui nous expliquera la position du Premier ministre britannique Boris Johnson et qui nous parlera d’une très dure pneumonie dont il se remet à peine.

Bonne lecture,
Alexandre Lacroix

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"ActuaLitté : télécharger gratuitement des livres numériques"

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ActuaLitté.

Vous avez désespérément besoin de nouvelles lectures, vous souhaitez découvrir ou redécouvrir des classiques de la littérature française ou vous avez tout simplement besoin de remplir votre liseuse électronique de livres numériques ? Grâce au domaine public et aux milliers de passionnés qui travaillent à la numérisation et à la mise en forme des ouvrages, il est possible de télécharger gratuitement de nombreux livres dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.

Si le format EPUB reste celui poussé par l’industrie du livre, il est possible de retrouver sur internet des ouvrages dans les formats PDF, Mobipocket, HTML ou même Word. L’autre avantage des ouvrages du domaine public, outre la qualité des textes et la gratuité, réside dans l’absence de verrous numériques sur les fichiers téléchargés : charger les livres sur une liseuse devrait se faire assez facilement, sans les problèmes induits par les fameux DRM.

Flaubert, Maupassant, Zola, Rousseau, Vallès, Hugo, Marivaux, la Comtesse de Ségur, du côté des Français, vous n’aurez que l’embarras du choix… Côté étrangers, relevons notamment Shakespeare, Edgar Allan Poe, Dickens ou encore Jack London.

Il n’y en a pas que pour les adultes, puisque certains sites proposent des ressources intéressantes pensées pour les enfants et les plus jeunes. 

La sélection de livres numériques à télécharger que nous vous proposons vous renverra vers des plateformes comme Ebooks libres et gratuits, Wikisource, la Bibliothèque électronique du Québec et d’autres sites de téléchargement légal de livres numériques libres de droits.

Des livres et des films en accès libre pour s’occuper pendant le confinement

La période de confinement, partielle ou totale, qui s’annonce dans les prochaines semaines laisse entrevoir de longues journées et soirées passées à domicile. Si les bibliothèques personnelles recèlent sans doute des ouvrages qui méritent une relecture, voici quelques idées et ressources utiles, pour trouver des livres et des films à découvrir gratuitement et librement, grâce à une connexion internet… (photo d’illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)   Les œuvres du domaine public Voici un réservoir presque inépuisable d’œuvres à découvrir, avec un nombre…