« Françoise Héritier : une anthropologue dans la cité »

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Comment expliquer un fait universel ? Partout dans toutes les cultures, nous dit Françoise Héritier, le masculin l’emporte sur le féminin. Il existe une alternative pour répondre à cette question. (…)
Aujourd’hui, sur la plupart des sujets en sciences sociales, ces deux camps s’affrontent, celui des constructivistes, pour qui il n’y a que des représentations sociales, contre celui des naturalistes, pour lesquels l’humain est un animal comme les autres. (…)
Un jour il nous faudra choisir notre camp, et la mauvaise nouvelle, c’est que Françoise Héritier ne sera plus là pour nous aider à lutter contre les arguments du darwinisme social. 
Guillaume Erner, Le billet d’humeur du 16 novembre 2017 sur France Culture

Aller plus loin en compagnie de Françoise Héritier sur France Culture

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« Avenant 16, article 29 : SCOR et adresse de messagerie sécurisée »

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L’avenant n° 16 vient compléter la convention qui organise les rapports entre les orthophonistes en libéral et la sécurité sociale.

La fin d’année est toute proche, et les orthophonistes doivent remplir certaines conditions pour l’obtention des aides à l’équipement informatique versées par la CPAM.

Nous attirons votre attention sur l’article 29.

Article 29
Aides à l’équipement informatique du cabinet professionnel
Afin d’accompagner les professionnels qui s’engagent dans des investissements permettant de moderniser et informatiser leur cabinet, l’assurance maladie s’engage à refondre les aides initialement versées (aide à la télétransmission, à la maintenance, aide SCOR) en instaurant une aide forfaitaire dénommée : « forfait d’aide à la modernisation et informatisation du cabinet professionnel » versée annuellement au plus tard au 30 avril de l’année suivant l’année au titre de laquelle l’aide est versée, sous respect d’un certain nombre de critères vérifiés par l’assurance maladie au titre de l’année civile précédente (N-1).
L’aide est versée par la CPAM du lieu d’installation principal de l’orthophoniste pour le compte de l’ensemble des régimes.
Ces critères sont les suivants :

– utiliser un logiciel métier certifié par la HAS, compatible DMP pour faciliter le suivi des patients et leur prise en charge coordonnée, et compatible avec le recours aux téléservices tels que l’applicatif ADRi ;
– être doté d’une version du cahier des charges SESAM -Vitale intégrant les derniers avenants publiés sur le site du GIE SESAM-Vitale au 31/12 de l’année N-1 par rapport à l’année de référence pour le calcul de la rémunération. L’objectif est que l’outil de facturation comporte les fonctionnalités les plus à jour et notamment celles simplifiant les échanges avec l’assurance maladie ;
– utiliser la solution SCOR pour la transmission à l’assurance maladie des pièces justificatives numérisées ;
atteindre un taux de télétransmission en flux sécurisé supérieur ou égal à 70 %, la télétransmission des données fiabilisant la facture et permettant de garantir des délais de paiement très courts ;
disposer d’une adresse de messagerie sécurisée de santé.

Dès lors que ces critères sont respectés, l’orthophoniste bénéficie d’une aide forfaitaire annuelle de 490 €.

Les partenaires conventionnels s’entendent pour faire un suivi régulier de cette mesure notamment quant à la possibilité pour les orthophonistes de répondre à l’ensemble des critères précités. Un premier point d’étape sera réalisé en Commission paritaire nationale (CPN) à l’issue du premier semestre 2018. A l’occasion de ce premier point d’étape, les membres de la CPN pourront décider, le cas échéant, de l’exclusion de certains critères pour le versement annuel de l’aide.
L’orthophoniste impliqué dans la prise en charge coordonnée des patients peut, à compter de l’année 2019, bénéficier d’une aide complémentaire de 100 € (soit un total de 590 €/an) notamment pour l’aide à l’équipement informatique, si celui-ci participe à une équipe de soins primaires ou maison de santé pluri-professionnelle partageant un projet de santé commun ou à une communauté professionnelle territoriale de santé.

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Qu’est-ce qu’une adresse de messagerie sécurisée ? La définition de la CNIL

Le responsable de traitement doit utiliser un service de messagerie sécurisée de santé conforme aux exigences de sécurité imposées par l’article 34 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée. Il doit réaliser ou s’assurer qu’a été réalisée, lorsqu’il fait appel à un prestataire éditeur d’une solution de messagerie sécurisée de santé, une analyse des risques que le système de messagerie fait peser sur les libertés et la vie privée des personnes concernées. Les services de messageries sécurisées de santé doivent assurer une identification et une authentification fiables des professionnels habilités, afin de garantir la confiance dans ces dispositifs. La mise en place d’un service de messagerie sécurisée de santé doit, en outre, satisfaire aux conditions suivantes :

1) Le service de messagerie doit garantir l’identité de l’émetteur et du destinataire d’un message en vérifiant leur appartenance à un référentiel d’identification national ou local.

Le responsable de traitement est garant de l’identification et de l’authentification des professionnels habilités. En application de l’article de l’article 6-1° de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, un traitement de données à caractère personnel doit satisfaire à une condition de licéité. Pour l’accès et l’utilisation d’un compte de messagerie :

  • s’agissant des professionnels de santé, l’authentification doit être réalisée au moyen d’une carte de professionnel de santé (CPS) ou d’un dispositif équivalent agréé par l’organisme chargé d’émettre la CPS ;
  • s’agissant des autres professionnels habilités, l’utilisateur final doit s’authentifier de manière forte, c’est-à-dire par un procédé qui requiert au minimum deux facteurs d’authentification distincts parmi ce que l’on sait (par exemple un mot de passe), ce que l’on a (par exemple un certificat électronique ou une carte à puce) et une caractéristique qui nous est propre (par exemple une empreinte).

Le service de messagerie sécurisée de santé doit être doté d’un dispositif assurant la traçabilité des actions d’utilisation et d’exploitation du service.

2) Le service de messagerie doit assurer la sécurité des messages et des pièces jointes lors de leur transfert.

Le service de messagerie sécurisée de santé doit être mis en œuvre de façon à garantir la sécurité des messages et pièces jointes, notamment leur confidentialité et leur intégrité durant leur transfert entre le poste des professionnels habilités (l’utilisateur final-émetteur et l’utilisateur final-destinataire). Le service de messagerie sécurisée de santé doit assurer la conservation sous une forme sécurisée des messages et des pièces jointes Le responsable de traitement doit assurer la disponibilité, l’intégrité, la traçabilité et la sécurité physique et logique des messages et des pièces jointes qu’il conserve. Lorsque le responsable de traitement ne conserve pas par ses propres moyens les données de santé à caractère personnel échangées et collectées par le biais d’un service de messagerie sécurisée de santé, il doit veiller à ce que les serveurs de messagerie soient conservés par un hébergeur agréé à cet effet, dans les conditions conformes aux articles L.1111-8 et R.1111-9 et suivants du code de la santé publique.

Ecouter « France culture : cycle sur le langage »

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Et si l’orthophoniste se recentrait sur son objet : la langue, le langage…

Nous vous invitons à écouter un cycle de quatre émissions : les – toujours excellents – Chemins de la Philosophie d’Adèle Van Reeth sur France Culture.

Le langage, épisode 1/4 : Barthes et la tyrannie de la langue

Le langage, épisode 2/4 : Wittgenstein « Ne rien dire que ce qui se laisse dire »

Le langage, épisode 3/4 : Peut-on comprendre le langage animal ?

Le langage, épisode 4/4 : L’Oulipo ou l’art de jouer avec les règles

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18 novembre « FOF Sud-Est vous invite, orthophonie et viennoiseries »

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Nous avons le plaisir de vous inviter à un petit déjeuner entre orthophonistes et futurs orthophonistes
à Marseille le samedi 18 novembre de 9h30 à 12h.
Au menu : rencontres, retrouvailles et café, discussions orthophoniques et pains au chocolat, questions syndicales et jus d’orange, thé et double prise en charge, brioches et…
Si vous souhaitez aborder un thème en particulier vous pouvez nous le faire savoir à l’avance afin que nous organisions au mieux les échanges.
Nous vous remercions de nous informer dès que possible de votre présence, au plus tard le mercredi 15 novembre.
Au plaisir de vous rencontrer ou vous retrouver au Café de la Banque 24 bd Paul Peytral (Métro Préfecture). Nous vous accueillerons à partir de 9h30;L’équipe de FOF Sud-Est

Arnaque à la location d’imprimantes

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! l’adresse précédemment communiquée était erronée, ci-dessous le contact modifié. Merci.

Nous portons à votre connaissance une initiative émanant de collègues orthophonistes.

Dans un souci éthique, d’information et de partage, nous souhaiterions porter à la connaissance du plus grand nombre les faits relatifs à des manoeuvres commerciales peu scrupuleuses touchant les orthophonistes ainsi que de nombreuses autres professions indépendantes.

Des entreprises de location de photocopieur (de la marque OLIVETTI) sévissent dans le sud de la France et ont déjà fait une myriade de victimes. Leur argumentaire commercial est simple mais dolosif et une fois les contrats signés, qui engagent pour 5 ans dans un premier temps, promettant une participation commerciale pour 21 mois et le changement du matériel, le signataire a également signé à son insu un contrat avec un partenaire financier et s’est donc engagé pour du TRES long terme. Les sommes à payer pour la location du matériel se révèlent finalement exorbitantes et les moyens de se rétracter sont illusoires. Ces entreprises continuent de sévir.

Afin de prévenir et de stopper le nombre de victimes, un collectif s’est constitué pour alerter les instances légales et faire corps dans les démarches à mener. Contact : collectif.des.photoco.pilles(at)gmail.com

Lire « Maria Candea : Le langage est politique »

A lire sur le site Revue Ballast.

Maria Candea est enseignante-chercheuse en linguistique et sociolinguistique à l’université de Paris 3 (Sorbonne Nouvelle) et membre du comité de rédaction de la revue électronique GLAD ! — sous-titrée Recherche sur le langage, le genre et les sexualités. Pour cette chercheuse engagée, longtemps militante dans l’association féministe Mix-Cité, les convictions politiques sont parfaitement compatibles avec la recherche, à condition d’être réinterrogées en permanence. Quoi de plus normal que d’interroger politiquement un objet politique, le langage ? Oui, un objet politique, historique et social. Sait-on assez que le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin ? Que l’Académie française, qui assure décréter ce qu’est le « bon français », est pour l’essentiel composée d’absentéistes ? Que les citoyens ont un mot à dire sur les choix qui gouvernent notre orthographe ? 

Les membres de l’Académie française ont rendu hommage à Simone Veil, en parlant de leur « confrère décédée ». Ils ne vont pas jusqu’à dire « consœur », mais ils accordent au féminin ! Un grand pas en avant depuis la notice d’Assia Djebar, entièrement rédigée au masculin1… Dans le même temps, le Premier ministre lance un « Madame le ministre », au JT de France 2. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Ça montre que, petit à petit, les gens prennent conscience du fait que le langage est politique. Le fait que l’Académie française n’ait pas osé masculiniser Simone Veil (et ait corrigé presque en cachette la notice d’Assia Djebar !) montre qu’ils sont forcés de s’adapter à une certaine évolution politique — pour le coup, on peut accorder au masculin, vu la présence masculine et l’idéologie masculiniste de l’Académie ! C’était sans doute difficile de masculiniser une figure féministe comme Simone Veil… Quant à Édouard Philippe, en disant « Madame le ministre », il affiche certaines positions politiques. Quand quelqu’un comme lui, de son âge, de sa génération, emploie le masculin pour parler d’une femme ministre, c’est forcément un choix, une condescendance délibérée. Cela montre que, pour lui, être ministre reste un métier traditionnellement masculin : on accepte les femmes mais on les garde sur des strapontins.

Cette sortie n’a pas relancé les débats sur la féminisation, contrairement au fameux « Madame le Président » lancé à l’Assemblée nationale, en 2014, à Sandrine Mazetier2

« J’en veux à l’Académie française de diffuser ces messages sexistes, conservateurs, réactionnaires. »

Ce n’est pas un sujet nouveau. Les débats, on les a eus ; les arguments sont connus. Maintenant, les gens prennent position. Tout le monde ne prend pas les mêmes positions sur l’égalité et d’autres sujets politiques : pourquoi serait-on d’accord sur le langage ?

Vous avez co-écrit3 un ouvrage, L’Académie contre la langue française, qui est une attaque en règle contre l’Académie, son ignorance et ses nuisances. Pourquoi tant de haine ?

Alors, haine… Oui, si quand même, c’est de la haine ! (rires) Avec le temps, l’Académie française a bien réussi sa politique de communication, si bien qu’il y a encore beaucoup de gens qui pensent que c’est à l’Académie de dire comment on doit parler. Pour ma part, je ne leur reconnais aucun rôle, aucune légitimité — mais il y a tellement de gens qui pensent qu’ils sont légitimes que je leur en veux de diffuser ces messages sexistes, conservateurs, réactionnaires.

En vous lisant, on se rend compte — et c’est frappant — qu’on a effectivement tendance à penser que l’Académie française est légitime à parler de langue française, alors qu’on ne sait pas grand-chose de cette institution. C’est peut-être représentatif d’un rapport de confiance spontanée et aveugle envers les institutions…

Oui, on pense spontanément que l’Académie française est légitime à parler de langue française, alors que c’est vraiment une position usurpée. Il n’y a aucun linguiste parmi eux ! Ils ne sont pas du tout cooptés sur la base d’une quelconque formation linguistique. Il y a par exemple Valéry Giscard d’Estaing. En quoi serait-il légitime à dire quelque chose sur la grammaire ? Mais l’incompétence des académiciens remonte bien plus loin. Selon ses premiers statuts, à sa création, l’Académie était censée faire un Dictionnaire, une Grammaire, une Poétique et une Rhétorique. En presque quatre siècles, ils ont bouclé à peine huit éditions de leur dictionnaire et ont édité une seule grammaire, en 1930… immédiatement tournée en ridicule par les linguistes à cause de sa piètre qualité.

Lire la suite sur le site Revue-Ballast

 

Ecouter « Martin Winckler, sur France Culture »

L’émission « A voix nue », avec Martin Winckler.

Vingt ans après sa parution, La Maladie de Sachs reste un livre important qui a modifié les relations entre les médecins et les patients. Le glissement possible du pouvoir médical vers l’abus de pouvoir y était montré du doigt.

En 1998 paraissait La Maladie de Sachs chez P.O.L. Le roman, récompensé du Prix du Livre Inter, dont à ce jour 600 000 exemplaires ont été vendus, a marqué les lecteurs. Il mettait par écrit tout ce qu’un patient s’imagine de son médecin sans oser le formuler.

Bruno Sachs, le héros, un médecin généraliste, y est vu sous toutes les coutures par les hommes et les femmes qui le consultent : quel homme est Sachs lorsqu’il rejoint les siens à la fin de sa journée ? A-t-il seulement une vie familiale et conjugale ? Quel amoureux, quel père est-il ? Prend-il soin de lui ? Comment supporte-t-il les maux qui lui sont confiés toute la journée ? Le roman pose d’ailleurs la question suivante : Sachs soigne les malades, mais qui soigne la maladie de Sachs ?

Bruno Sachs était inspiré à Martin Winckler par son expérience de médecin généraliste. Comme Sachs, Winckler était proche de ses patients. Admirateur de Georges Perec, c’est dans La Vie mode d’emploi que Marc Zaffran a trouvé le pseudonyme de Winckler, qu’il continue d’utiliser pour ses romans et ses essais.

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